GRAND TRAIL DES TEMPLIERS 2017 : de l’origine à la fin ??

Comment ça ? Vous êtres traileur et vous n’avez jamais fait les Templiers ? Cette course est un incontournable, l’origine du trail, celle par qui tout a commencé en France, il y a quelques dizaines d’années . d’abord situé à Nant (dans l’Aveyron) , Il a été délocalisé à Millau, victime de son succès. Il est devenu le festival des Templiers, abritant par la même occasion le salon du trail sur le week-end, et attirant plus de 10000 traileurs sur 3 jours répartis sur une douzaine de courses. Tant qu’à être mythique, Micka( mon complice de course depuis le MDS 2O15) et moi –même avons décidé de s’aligner sur LA course, à savoir le Grand Trail des Templiers, celle par qui tout a commencé : 76 km et 3500 D+ .. après le marathon du Mont Blanc du mois de juin, mon deuxième gros objectif de l’année est donc prévu pour ce 22 octobre 2017. La prépa a été longue et fastidieuse, 3 sorties par semaine comme à mon habitude. Souvent seul, parfois à deux, tentant de trouver dans notre plate région quelques bosses pour s’entrainer au dénivelé! Des sorties courtes en fractionné aux « week-end choc » avec 40 à 60 km avalés sur le samedi-dimanche, les semaines s’enchaînent. La période d’entrainement est heureusement parsemée de « petits trails » de prépa, un 33 km fin aout, un 40 km mi septembre, histoire de se tester un peu et de rompre la monotonie . Fin prêts, nous avalons les 700 km ( en voiture 😉 ) pour atteindre Millau le samedi 21 octobre. DIMANCHE MATIN 5H15 Après le petit déjeuner sportif, englouti sur les coups de 4h30 , en route pour la ligne de départ.. Micka et moi-même sommes dans l’attente. Parqués dans le deuxième sas, histoire de ne pas trop subir les goulets d’étranglements et les bouchons , nous sommes arrivés tôt pour ne pas se retrouver en queue de peloton, du moins au début !   les regards sont un peu luisants, encore dans le brouillard de notre courte nuit (levés à 4h quand même !) et concentrés sur la journée qui nous attend. On échange peu. Un peu stressés sans doute. A chaque course, ce n’est que dans le sas d’attente que je réalise la distance que je vais parcourir… et ça me paraît assez vertigineux, j’évite donc de me projeter trop loin. L’objectif sera le premier ravito, à 23 km, c’est déjà plus rassurant . Les speakers sont en forme, circulent à travers les traileurs, chambrent, rient, mettent l’ambiance, nous réchauffent, car il doit faire 8 degrés à tout casser.  6H : Km 0 ! le frisson nous gagne : le top départ vient d’être donné, les flambeaux illuminent la nuit, le troupeau de 2500 traileurs, frontale allumée, s’élance sous l’air enivrant bien connu d’ERA. Le serpent lumineux est impressionnant. Heureux de vivre ça..     km 5 « putain ça glisse ».. Micka parle très peu pendant une course, et je suis aussi muet que lui. On échange quelques gestes, regards, interrogations, mais chacun est dans sa bulle, tout en étant attentif à l’autre. Souvent, la phrase qui sort de la bouche de l’un tombe pile poil avec le sentiment qu’avait l’autre au même instant ! cette fois encore c’est le cas : alors que nous abordons la première difficulté de la course, une montée de plusieurs km très abrupte, je m’aperçois que les appuis sont très incertains sur la roche humidifiée par les grosses pluies des jours précédents. On fait toujours des conneries, même avec l’expérience.. En voici une nouvelle, après la désormais célèbre « Pom’Pot » de Belle ile ! ( cf article du 23 septembre 2016) Ayant eu un doute sur la stabilité de mes chaussures, les Brooks Cascadia (aussi célèbres chez les traileurs du dimanche que les Louboutin chez les shoppeuses du samedi !) je m’étais entretenu avec mon podologue préféré*(*Yvan Raggi) l’avant-veille, qui m’avait plutôt conseillé de mettre mes vieilles Mizuno Wave Kazan, que je trouvais plus stables . M’étant entraîné exclusivement avec les premières, j’ai finalement et unilatéralement opté pour les Brooks, que j’ai vite surnommées les « Casse-Gueule-diA » ! Pendant toute la première partie de la course, je me suis maudit d’avoir fait le mauvais choix, sachant que les autres chaussures étaient là, m’attendaient le matin bien sagement dans le sac, espérant participer avec moi à la dernière virée de l’année. Heureusement, le terrain plus sec et le contrôle de mes émotions m’aideront à me concentrer sur autre chose, le but étant d’éliminer rapidement les pensées négatives quand on s’élance pour une longue journée de trail. Km 15 Les frontales traversent les forêts de pins, nous avons un bon rythme, avons gardé l’avantage du deuxième sas , mais mon intestin me réclame une pause technique.. Le besoin naturel assouvi, je ressors des feuillages appréciables pour ce type de pause ( l’avantage du trail par rapport à la course en ville 😉 ) et me rends compte , en voyant passer les traileurs tels un troupeau de bisons chassés par Buffalo Bill, que des dizaines et dizaines de concurrents sont en train de nous dépasser : pas trop bon pour la suite tout ça ! Km 20 Le jour commence à se lever, l’ambiance est bonne, le rythme aussi, le moral au top.il fait meilleur, malgré quelques averses de pluie fine. Km 33 « ça commence à cailler » Deuxième petite phrase de Micka, alors qu’on s’approche du premier vrai ravito. Une grosse averse s’est invitée au-dessus de nos têtes, je ne prends pas le temps d’enfiler la veste de pluie puisqu’on arrive au ravito, mais les 500 m pour y parvenir ont bien suffit à me tremper. Le buffet est pantagruélique, des fruits secs aux tartines de roquefort (oui oui !)en passant par les fruits frais, la charcuterie ou les TUC, mais surtout des marmites de bonne soupe de légumes, aux effets aussi salvateurs sur mon corps que la potion magique de Panoramix, exception faite de ma vitesse de course !!   Le ravito était couvert, la sortie est douloureuse, avec le vent, l’averse, et le maillot mouillé sous la veste de pluie, pas trop agréable , mais c’est reparti.       Km 35 à 45 « c’est marrant mais j’ai l’impression qu’on mange notre pain blanc » Vous l’avez compris ; les phrases de Micka viendront pointer mon récit. Le soleil est de retour, nous fait de l’œil, les paysages sont somptueux , les montées sont rares, les descentes sont sympa, ça ne glisse pas, on traverse les plateaux des Causses, et le temps passe vite.. Déjà 6 heures qu’on est parti, une sorte de bonheur tranquille m’envahit : c’est cool le trail ! Afin de ne pas me projeter sur le 76 km, je me dis « 1/3 de fait, donne toi l’objectif d’atteindre la dizaine suivante ». le 50 arrive assez vite et sans problème. Km 50 à 68 Le milieu d’après midi se présente, avec une montée abrupte et longue. D’un coup je me sens vide. Je monte pas à pas, sans éprouver de réelle difficulté, ni d’essoufflement, mais simplement l’envie de dormir . Les bâtons me portent, je ne suis pas là. Je suis-je ne sais où, pas chez moi , pas au boulot, pas ici, ni ailleurs, état de conscience modifié ? sûrement.. Les bénévoles sont adorables. Grosse ambiance quand on arrive sur les ravitos dans les villages, petits mots sympa, mais aucun ne nous dit « vous avez fait le plus dur » ; ça m’interpelle un peu. « notre pain blanc » ? Micka avait sans doute raison.. Devant moi, une traileuse décroche son mobile pendant la montée ( si si !) et discute avec son mec : « oui ça va, mais tu sais bien que la course n’a pas encore commencé.. » Gloups..on a quand même déjà parcouru les deux tiers non ? quelques interrogations commencent à se manifester sous ma vôute cranienne. Le prochain ravito est loin, très loin, au km 68 , et correspond à la dernière barrière horaire. Si on veut être « finisher » il faut y arriver avant 18H15. Les 8 km restant ne seront qu’une formalité… Ça ne me soucie pas, je ne regarde presque jamais le compteur temps sur ma montre, mais bien plus souvent le compteur kilomètres, ce qui n’est pas forcément une bonne idée, car vous avez à un moment l’impression qu’il ne tourne plus ! Mon objectif « dizaine » pour arriver au 60ème, n’est plus une bonne idée, car ça n’avance pas. Je n’ai plus envie ; je n’en peux plus de ma boisson d’effort, je n’en peux plus des barres énergétiques, je n’en peux plus des bâtons récalcitrants au pliage-dépliage, de cette ceinture-gourdes qui glisse parce qu’elle n’est pas assez serrée, de ces kilomètres qu’il « faut » avaler. Mais pourquoi je fais ça ? Habitué à me questionner pendant les trails, je me pose régulièrement cette question : « prends-tu du plaisir ? » ou quand je suis dans le dur : à me répéter : « accroche toi à ce détail plaisir qui te permet d’avancer »… A ce moment très précis, je ne trouve pas grand-chose qui me plaise : j’ai enlevé mon bandeau Buff pour me rafraîchir (les idées sans doute !) et je trouve que le petit souffle d’air sur mon front (il faut dire qu’il y a de la place 🙂 ) est plutôt agréable, mais c’est un peu maigre comme récompense. Et puis soudain : « putain j’en ai marre ! ». Cette fois ça ne sort pas de la bouche de Micka… Je m’arrête sur un rocher au milieu d’une montée. Besoin de faire une pause. Physique. Mais surtout mentale. « Allez mon Brice, on ne se tape pas 1400 km aller-retour sur le week-end pour repartir sans la médaille ! je me mets devant, tu ne regardes que mes godasses, et je t’emmène au ravito ! » Chez Micka les phrases sont rares, mais efficaces, je me mets dans ses pas, et c’est reparti, avec pour seule motivation la bonne soupe de légumes qui m’attend là bas! La splendeur des Causses m’aide beaucoup, je prends le temps de prendre quelques photos, le soleil commence à redescendre doucement, la fin de la course approche, malgré tout.   Peu avant le ravito, un groupe de traileurs est assis sur un rocher. Je n’entends que la phrase : « il y a le Poncho à monter, je préfère reprendre des forces » J’entends et je retiens. Encore une phrase anodine. Ou pas. Je vais découvrir plus tard que le Poncho n’est pas seulement un vêtement de pluie ou une boisson des Caraibes.. Le ravito se pointe. Un escalier à monter pour y rentrer (salauds d’organisateurs 🙂 ! ) et savourer la vichy Saint Yorre et la bonne soupe ( j’ai parfois des goûts simples). Je suis marqué par une dizaine de coureurs prostrés, assis sur un banc, le regard dans le vide.. Ils se sont visiblement résignés à abandonner. Je me raccroche à ça : ok j’en ai marre, mais je vais bien, et la course continue pour nous deux. Micka est impressionnant de calme et sérénité, sur son visage rien ne transparait. Après une vingtaine de minutes de repos, estomacs et gourdes rechargés, on repart. Km 68 Il est 17H45 Une longue descente nous emmène au village. Beaucoup de monde. L’ambiance est « ultra » chaleureuse, le prénom inscrit sur le dossard est scandé par les passants, l’impression agréable d’être porté par des gens qui vous connaissent mais que vous ne connaissez pas, célébrité aussi éphémère qu’improbable ! La barrière horaire est passée, avec 30 minutes d’avance, on profite un peu du point d’eau à défaut d’avoir un point de vue à cet endroit . Un bénévole, toujours aussi peu rassurant décidemment, nous lance : « allez, vous avez une grosse montée de presque 2 km et c’est le ravito de bouffe .. Mais c’est une grosse montée». Avant la soupe, il faudra donc encore quelques efforts. On avait projeté 13H de course, on en est déjà à 11H45 et il reste 10 km, je préviens par sms la famille qui nous suit par « live trail » qu’au lieu de l’apéro on sera plutôt arrivé pour le journal de 20h.. Quand on se retourne quelques instants, c’est quand même assez hallucinant de se dire que l’on court depuis 6h du matin.. Km 68 à 70 Et bien je ne suis pas déçu…La montée est raide, très raide, une pente à au moins 45% que l’on gravit tous les deux pas à pas avec nos jambes et notre corps « un peu » fatigués, au rythme d’un escargot tractant une caravane… Une heure après (oui oui..), on débarque au dernier ravito.Il est environ 19h. L’ambiance y est chaleureuse. Un traileur assis dehors, couverture de survie sur l’épaule, me regarde l’air envieux et admiratif : « bravo et courage ! », la course s’est sans doute arrêtée ici pour lui .. J’arrive avec mes gourdes peu entamées, la première bénévole me conseille de les remplir « car il reste quand même 7 km ». Première alerte.. Je m’exécute et entre dans la bergerie aménagée en ravito. Il y fait bon, un feu de cheminée salvateur permet à certains de se réchauffer les mains ou de faire sécher le maillot de course. La désormais traditionnelle soupe m’attend, j’en avale 3 gobelets avec toujours le même plaisir. Un petit selfie pour voir la tronche que j’ai.. bon ça va, j’ai meilleure mine qu’à Belle ile !     On se pose un peu. Le temps n’a désormais plus d’importance, puisqu’il n’ y a plus de barrière horaire jusqu’à la fin. Si on passe la ligne, on sera désormais finisher, peu importe à quelle heure. « combien de temps a-t-on mis pour venir du ravito d’avant ? » Question de Micka . Je lui réponds : « 1 heure environ ». Et là, le dernier bénévole , qui laissait traîner ses oreilles sur notre conversation ; nous assassine : « Vous pensez mettre une heure pour les 7 derniers ? estimez plutôt ça à 1H45 au moins ! il y a quand même le Poncho à escalader» Bon ok il n’avait pas compris le sujet de notre conversation , mais il nous a quand même bien sapé le moral . La fin n’est pas proche.Et bon sang de bon soir c’est qui ce fameux Poncho ? le motard de CHIPS ?  Km 70 19H15. Je rallume la frontale et ressorts. Un vent glacial sévit, accompagné par une nouvelle averse, et il fait nuit noire. Finie la chaleur du ravito, place au calvaire final. Je grelotte. Claque des dents, (mais je ne monte pas le son !) « seuls au monde ..» nouvelle sortie de Micka. Dans la nuit noire forestière je cours et marche vite en alternance pour me réchauffer, trop envie d’arriver le plus vite possible, mais Micka n’a plus de jambes ou veut se préserver un peu , il me demande de ralentir. Il est souvent devant au départ et moi devant à l’arrivée, c’est une tradition entre nous 😉 La nuit est noire, on traverse des forêts de sapins, la pluie fait irruption dans nos frontales, c’est assez peu réjouissant, mais l’impression d’être seuls au monde va rapidement se dissiper.. Km 72 Nous arrivons au bord d’une grande descente. Abrupte. Très abrupte. Sans doute 45% . glissante ; très glissante…c’est le retour des « cassegueuledia ». un gros bouchon de dizaines de coureurs se présente devant nous. On fait 10 mètres, puis on attend ; on refait 10 mètres, on glisse, et on ré-attend. c’est épuisant. D’abord physiquement, pour les bras accrochés aux bâtons ,ensuite pour les cuisses qui se contractent pour ne pas glisser. Ça me rappelle certaines sorties en ski ! (je ne suis pas fan de ce sport là ), mais aussi mentalement. car c’est long .très long. Km 73 La vue de nuit sur Millau est magnifique..le seul problème, c’est que l’arrivée est en bas mais qu’au lieu de descendre on va monter de nouveau.. Le Poncho..ça vous dit quelques chose ? et bien le voici.. 1 ou 2 km, je ne sais plus trop,tellement c’est long ..long et pentu. On est à la queue leu leu, encore et toujours. Ça n’avance pas. Après chaque grimpée de rocher (c’est en fait une veritable escalade), le concurrent juste devant moi s’ecroule sur ses bâtons. On dirait qu’il va s’elancer pour la descente de Kitsbuhel mais non. Il est comme nous ,comme moi. Il essaie juste de trouver l’énergie pour finir et enfin devenir Templier 2017 . Tout en haut du Poncho, un bénévole nous attend, il est assis en haut de la montagne, avec son matériel de camping et sa musique. Et il nous félicite d’avoir fini cette grimpette hallucinante ; mais alors qu’on espère tous qu’il nous dise « ça y est les gars vous avez fait le plus dur », il nous lance uniquement un « bravo« .. ». ça ne sent pas bon .. Km 74 Pendant la semaine qui précédait, un patient traileur finisher des Templiers 2016 m’avait prévenu : « la dernière descente.. vous penserez à moi pendant la dernière descente.. » J’ai pensé à lui pendant l’avant dernière, pensant qu’il s’était trompé. Et bien non..Il avait raison. Cette dernière descente est éprouvante. épouvantable. minante. Interminable.. Encore une pente à au moins 50%, ultra glissante, cul à cul, avec de nombreuses chutes devant nous. Le stress est à son comble :peur de tomber.pas le moment de se casser quelque-chose si près de l’arrivée. Physiquement c’est pas simple, mais mentalement c’est insupportable. L’impression que les kilomètres Aveyronnais sont deux fois plus longs que les kilomètres Bretons.. Ça y est on se rapproche. Après la grotte du hibou, le bout du tunnel. A ma montre on a dépassé les 76 depuis bien longtemps. Mais cette foutue Garmin est toujours trop optimiste. Et bien entendu, même si je le sais, je me raccroche à elle en me disant que cette fois elle donnait peut être la bonne distance.. Alors que je continue lentement ma descente au paradis, le panneau qui se dresse devant moi est impitoyable :« arrivée : 2 km » Si vous n’êtes pas traileur vous vous dites : 2 km sur 76 c’est rien. Dans le cas contraire vous savez ce que ça signifie. Je lâche un « mais bordel leur kilomètres sont marseillais ici ou quoi ? » Km 75 Une petite descente de 50 mètres de galère. Puis c’est la délivrance : l’arche de l’arrivée se dresse devant nous. Nous aurons mis 2h45 pour faire les 7 derniers. Ils avaient tous raison ! les rois du mensonge par omission !! Km 76 « ouah le frisson ! » dernière phrase de Micka à 50 m de l’arrivée. On y est. La ligne est passée. ensemble comme d’hab. La médaille est autour du cou. Nos noms sont affichés sur le temps de parcours : 15H45 ! Il est 21H45 . Le journal de 20h est fini depuis longtemps. le film du dimanche soir est déjà commencé. Pour moi c’est clair. il n’y aura pas de replay. Trop dur. Trop long. Trop de déplaisir par rapport au plaisir, insuffisant. Pendant cette course j’ai décidé de ne plus faire de distance de plus de 50 km. Certes mon corps n’a pas montré ses limites, mon mental en était tout près. Mon plaisir ne s’est pas manifesté, et c’est surtout pour lui que je fais tout ça. Le Grand Trail des Templiers est une course magnifique. à faire absolument quand on est traileur. elle représente l’origine du trail de longue distance. Pour moi elle en représente aussi un peu la fin !  

3 Commentaires sur “GRAND TRAIL DES TEMPLIERS 2017 : de l’origine à la fin ??

  1. Thierry says:

    Il est toujours salutaire de s’arrêter à temps. Quand le plaisir n’est plus la il faut se donner d’autres sources de motivation.
    La guerre est déclarée aujourd’hui avec ces organisations toujours plus longues, plus dures.
    Le sport c’est aussi se dépasser mais on ne peut se contenter que de la seule médaille de finisher. Elle doit se vivre et non être une raison de survie.

    Bons nouveaux challenges !

  2. Lebrec says:

    Super recit ! J’ai eu l’impression de revivre mon templiers 2016 !
    J’en profite pour vous dire un grand merci pour les conseils prodigués.
    Ma gestion alimentation /hydratation a ete parfaite cette fois sur les hospitaliers avant hier. Boisson 1l/h + gelules de sodium 1/h
    Je termine les 75’5km en 12h30 et surtout aucun pb digestif aucune crampe et une fatigue tres raisonnable.
    Le tendon d’achille est resté muet ou presque.
    Du plaisir du debut à la fin !
    Encore Merci !

  3. BAHON Isabelle says:

    Coucou mon Brice,
    Merci pour ce superbe récit, j’ai été complètement appée par ta prose et ton aventure.
    Je ne connaissais pas l’existence de ce genre de trai!!
    Certes le dépassement de soi procure un état de satisfaction incommensurable mais tu es un très grand fou…
    Je suis sûre que tu vas trouver autre chose pour dépasser tes limites et prendre du plaisir.
    Biz
    Isa

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